- D’abord se mettre en sécurité, hors de la chaussée, et baliser la zone avant de s’occuper de la moto.
- On ne retire pas le casque d’un motard blessé, sauf nécessité vitale.
- L’adrénaline masque la douleur : faites-vous examiner, même si vous vous sentez bien.
- Avant de repartir, contrôlez leviers, freins, guidon, fuites et pneus ; au moindre doute, appelez une dépanneuse.
- Avec un autre véhicule en cause, remplissez un constat amiable sur place, puis déclarez le sinistre dans le délai du contrat.
Beaucoup de motards tombent un jour, souvent à faible vitesse : un gravillon dans un rond-point, une moto qui se couche à l’arrêt, une roue qui glisse sur une bande blanche mouillée. Bénigne ou non, la chute appelle toujours les mêmes gestes, dans le même ordre.
Ce qu’on vous conseille
Des profils de produits, pas des marques imposées : chaque bouton ouvre une recherche Amazon ciblée. Les prix sont des fourchettes constatées, à vérifier sur la fiche.
Le gilet haute visibilité compact
Après une chute ou une panne, c’est ce qui vous rend visible des automobilistes pendant que vous balisez ou attendez les secours. Un modèle plié tient dans une poche intérieure.
- Visibilité immédiate
- Très compact
- Petit prix
- Coupe universelle parfois large
La trousse de secours de motard
Pansements, compresses, désinfectant, couverture de survie et gants jetables dans une pochette qui tient sous la selle. Elle sert pour une écorchure, et la couverture de survie aide à garder un blessé au chaud en attendant les secours.
- Compacte
- Couverture de survie incluse
- Utile au quotidien
- À compléter selon vos besoins
- Contenu à renouveler
Les protections antichute pour la moto
Tampons de cadre, protège-leviers ou barres de protection limitent les dégâts d’une chute à l’arrêt ou à basse vitesse : un levier cassé ou un carter fendu peuvent empêcher de repartir. Choisissez un kit prévu pour votre modèle.
- Réduit la casse
- Permet souvent de repartir
- Protège la revente
- Spécifique à chaque moto
- Pose parfois délicate
01Les premières secondes : se mettre en sécurité
Si vous pouvez bouger, quittez immédiatement la chaussée et mettez-vous derrière la glissière ou sur le bas-côté. La moto attendra : on ne reste jamais au milieu de la route pour la relever. Enfilez votre gilet haute visibilité, allumez si possible les feux de détresse, et faites signaler l’obstacle en amont par un témoin ou un triangle, surtout après un virage ou un sommet de côte. Notre page sur le gilet haute visibilité explique comment le choisir.
02Si quelqu’un est blessé : protéger, alerter, secourir
Protéger : balisez la zone, coupez le contact de la moto et éloignez les curieux, surtout en cas de fuite d’essence.
Alerter : appelez le 15 (Samu), le 18 (pompiers) ou le 112. Donnez un lieu précis (route, commune, sens de circulation, repère visible), le nombre de blessés et leur état : conscient ou non, respire ou non, saigne ou non.
Secourir : ne déplacez pas un blessé, sauf danger immédiat comme un incendie ou une circulation impossible à arrêter. Parlez-lui, couvrez-le, surveillez sa respiration jusqu’à l’arrivée des secours.
Sécurité. Ne retirez jamais le casque d’un motard blessé, sauf nécessité vitale, par exemple s’il ne respire plus. Un retrait mal fait peut aggraver une lésion des cervicales. Les gestes détaillés sont expliqués sur notre page premiers secours en cas d’accident de moto, et une formation aux premiers secours reste le meilleur investissement d’un motard.
03Vérifier son corps, même si tout va bien
Juste après une chute, l’adrénaline masque la douleur. Une fracture du poignet, une côte fêlée ou un traumatisme cervical peuvent se révéler des heures plus tard. Faites-vous examiner par un médecin le jour même ou le lendemain, et demandez un certificat décrivant vos blessures : il sera utile pour votre assureur. Au moindre choc à la tête, consultez sans attendre.
04Relever et contrôler la moto
Pour relever une moto lourde, coupez le contact, passez une vitesse et, si elle est couchée sur la droite, dépliez d’abord la béquille latérale. Dos contre la selle, mains sur le guidon et sur une partie solide de l’arrière, poussez avec les jambes plutôt qu’avec le dos. Puis contrôlez, dans cet ordre :
- les leviers et le sélecteur, souvent tordus ou cassés ;
- le guidon, aligné avec la roue avant ;
- les freins : le levier doit rester ferme, les durites intactes ;
- les fuites d’huile, d’essence ou de liquide de refroidissement ;
- les pneus, les jantes, les repose-pieds, les rétroviseurs et l’éclairage.
Au moindre doute sur les freins, la direction ou une fuite, ne repartez pas : appelez votre assistance. Sinon, roulez doucement jusqu’au garage le plus proche et faites contrôler la moto. Pour limiter la casse la prochaine fois, des tampons de protection et des protège-leviers sont détaillés sur notre page protections antichute.
05Constat amiable et assurance
Si un autre véhicule est en cause, remplissez un constat amiable sur place avec l’autre conducteur : identités, assurances, circonstances cochées, croquis, points de choc. Ne signez que si vous êtes d’accord avec ce qui est écrit. Prenez des photos de la scène et des véhicules, et relevez les coordonnées des témoins.
Le conseil du motard. Glissez un constat vierge et un stylo dans une pochette étanche sous la selle. Le jour où vous en aurez besoin, vous serez content de ne pas chercher un formulaire au bord de la route.
Seul en cause ou non, prévenez votre assureur dans le délai prévu par votre contrat. La prise en charge dépend des garanties souscrites, détaillées dans notre guide de l’assurance moto.
06L’équipement après une chute
Un casque qui a heurté le sol se remplace, même sans fissure visible : notre page sur la durée de vie d’un casque explique pourquoi. Un gilet airbag déclenché doit être rechargé ou révisé selon les consignes du fabricant. Inspectez les coutures et les protections du blouson, des gants et du pantalon : une zone abrasée ne protégera plus aussi bien la prochaine fois. Et quand le corps et la moto sont réparés, reprenez la route en douceur, sur un trajet familier, le temps de retrouver confiance.
FAQQuestions fréquentes
Que faire juste après une chute à moto ?
Mettez-vous en sécurité hors de la chaussée, puis signalez la zone : gilet haute visibilité, feux de détresse, triangle ou témoin placé en amont. Vérifiez votre état et celui des autres personnes. En cas de blessé, appelez le 15, le 18 ou le 112. Ne relevez la moto qu’ensuite, et contrôlez-la soigneusement avant de repartir, si elle le permet.
Faut-il retirer le casque d’un motard accidenté ?
Non, sauf nécessité vitale, par exemple si la victime ne respire plus et qu’il faut libérer ses voies respiratoires. Dans ce cas, l’idéal est que ce soit fait par une personne formée, à deux, en maintenant la tête dans l’axe du corps. Sinon, on laisse le casque, on peut relever la visière, on parle au blessé et l’on attend les secours.
Faut-il changer son casque après une chute ?
Oui, si le casque a touché le sol ou subi un choc. Le polystyrène intérieur absorbe l’énergie en s’écrasant une seule fois, et ce dommage ne se voit pas toujours de l’extérieur. Un casque tombé de sa hauteur sur du béton mérite aussi un contrôle. Dans le doute, remplacez-le : c’est le seul élément qui protège votre tête.
Comment remplir un constat amiable après un accident de moto ?
Remplissez-le sur place avec l’autre conducteur, sur un seul formulaire : identités, assurances, véhicules, cases correspondant aux circonstances, croquis précis et points de choc. Relisez avant de signer et ne signez que si vous êtes d’accord, sinon notez vos observations. Chacun garde un exemplaire. Prenez des photos et les coordonnées des témoins.
Faut-il déclarer une chute seul à son assurance ?
Si vous souhaitez être indemnisé pour la moto ou vos blessures, oui, et dans le délai prévu par votre contrat. Tout dépend des garanties souscrites : une formule au tiers ne couvre généralement pas les dégâts de votre propre moto, contrairement à une formule plus complète. Une garantie du conducteur peut couvrir vos dommages corporels. Relisez vos conditions générales.




