- Protéger, alerter, secourir : toujours dans cet ordre, en commençant par votre propre sécurité.
- Appelez le 15 pour une urgence médicale, le 18 pour les pompiers, le 112 depuis tout pays de l’Union européenne.
- Ne retirez pas le casque d’un motard blessé, sauf s’il ne respire plus, et seulement si vous savez le faire à deux.
- Ne déplacez pas la victime, ne la relevez pas et ne lui donnez rien à boire.
- Une initiation aux gestes qui sauvent dure environ 2 heures, le PSC1 environ 7 heures.
À force de rouler, on finit presque tous par croiser un accident, ou par arriver juste après la glissade d’un copain de balade. Le corps veut agir vite, et c’est là que se glissent les erreurs : se jeter sur la chaussée, tirer sur un casque, relever un blessé qui a mal au dos.
Les premiers secours après un accident de moto demandent surtout du sang-froid et un ordre précis. Voici quoi faire, et surtout quoi ne pas faire, en attendant les secours.
Ce qu’on vous conseille
Des profils de produits, pas des marques imposées : chaque bouton ouvre une recherche Amazon ciblée. Les prix sont des fourchettes constatées, à vérifier sur la fiche.
La trousse de secours compacte pour moto
Un étui souple de la taille d’une main suffit : gants jetables, compresses, pansements et couverture de survie. Il sert à protéger une plaie et vos mains en attendant les secours. Vérifiez les dates à chaque remise en route au printemps.
- Tient sous la plupart des selles
- Gants jetables inclus
- Prix modeste
- Contenu inégal selon les modèles
- Produits à renouveler
Le lot de couvertures de survie
Pliée, elle tient dans une poche de blouson. Un blessé au sol se refroidit vite, même en été, et la couverture le protège sans le déplacer. En lot, vous en glissez une dans chaque moto du foyer.
- Encombrement minimal
- Utile aussi en panne de nuit
- Très bon marché
- Fragile une fois dépliée
- Bruyante au vent, à bien coincer
Le gilet haute visibilité pliable
C’est la première chose à enfiler avant de mettre un pied sur la chaussée. Rangé dans sa pochette, il reste en permanence sur la moto et vous rend visible de loin quand vous faites ralentir les véhicules.
- Se range partout
- Visible de jour comme de nuit
- Enfilable par-dessus le blouson
- Taille parfois juste sur un blouson épais
- Bandes réfléchissantes qui vieillissent
01Protéger : d’abord éviter le suraccident
Le premier danger, c’est le véhicule suivant, qui peut aussi faucher ceux qui se sont arrêtés pour aider.
- Arrêtez-vous en sécurité, sur le bas-côté, feux de détresse allumés si votre moto en a.
- Enfilez votre gilet haute visibilité avant de mettre un pied sur la route.
- Balisez en amont, à une centaine de mètres, davantage après un virage ou un sommet de côte. La nuit, une lampe en mode clignotant aide beaucoup.
- Coupez le contact de la moto accidentée si la clé est accessible, sans la redresser. Pas de cigarette.
- Ne déplacez pas la victime, sauf danger vital immédiat impossible à écarter autrement, comme un départ de feu.
Sécurité. Sur autoroute ou voie rapide, ne traversez jamais les voies et passez derrière la glissière dès que possible. Vous ne servez à personne si vous devenez la deuxième victime.
02Alerter : le 15, le 18 ou le 112
Appelez dès que la zone est protégée, ou faites appeler quelqu’un pendant que vous balisez : en balade, mieux vaut avoir réparti les rôles à l’avance, comme pour rouler en groupe.
| Numéro | Qui répond | Quand l’utiliser |
|---|---|---|
| 15 | SAMU | Blessé, malaise, toute urgence médicale |
| 18 | Sapeurs-pompiers | Accident, victime coincée, incendie |
| 112 | Numéro d’urgence européen | Partout dans l’Union européenne |
| 114 | Personnes sourdes ou malentendantes | Par SMS notamment |
Au téléphone, donnez le lieu exact (route, commune, sens, borne kilométrique, la carte du téléphone affiche votre position), ce qui s’est passé, le nombre de victimes et leur état apparent : répond ou non, respire ou non, saigne, porte son casque. Sur autoroute, les bornes orange placées tous les 2 km localisent automatiquement l’appel. Ne raccrochez jamais le premier.
03Secourir sans aggraver
- Parlez-lui, dites que les secours arrivent et demandez-lui de ne pas bouger, surtout la tête.
- Ne le relevez pas, ne lui retirez ni blouson, ni bottes, ni gilet airbag, et ne lui donnez rien à boire.
- Couvrez-le avec une couverture de survie, même en été.
- Un saignement abondant se comprime fort et sans relâcher, avec un tissu propre, la main protégée par un gant ou un sac plastique.
- S’il ne répond pas, relevez la visière, regardez si la poitrine se soulève et signalez-le au 15. Le médecin régulateur vous guide pas à pas.
04Le casque : on n’y touche pas, sauf arrêt respiratoire
C’est le réflexe à graver. Après un choc, les vertèbres du cou peuvent être touchées sans que rien ne se voie, et le casque maintient la tête dans l’axe du corps. Le retirer fait bouger la nuque, avec le risque d’aggraver une lésion de la moelle épinière. On relève la visière pour parler et vérifier la respiration, rien de plus.
La seule exception : une victime qui ne respire plus, car la réanimation impose de retirer le casque. Ce geste se fait à deux : l’un maintient la tête et la nuque dans l’axe pendant que l’autre fait glisser le casque. Il s’apprend en formation, pas le jour J : si vous ne l’avez jamais pratiqué, dites-le au médecin régulateur. Et si un blessé conscient veut enlever lui-même son casque, demandez-lui calmement d’attendre les secours.
05Se former : gestes qui sauvent, PSC1 et modules motards
- L’initiation aux gestes qui sauvent dure environ 2 heures, souvent gratuite lors de campagnes locales : alerte, saignement, arrêt cardiaque, défibrillateur.
- Le PSC1 (prévention et secours civiques de niveau 1) dure environ 7 heures, auprès des associations agréées de sécurité civile ou des sapeurs-pompiers, généralement pour 50 à 80 €.
- Les modules spécifiques motards, proposés par certaines moto-écoles, clubs et associations, souvent sur une demi-journée, font pratiquer le retrait du casque à deux et le balisage d’une route.
06Ce qu’on garde toujours sur la moto
Une trousse de secours moto compacte sous la selle, une couverture de survie dans le blouson, le gilet haute visibilité, un téléphone chargé et, pour les retours tardifs, une lampe frontale rechargeable. Remplissez aussi la fiche médicale d’urgence de votre téléphone, lisible sans le déverrouiller.
Si c’est vous qui êtes tombé sans gravité, voyez nos conseils pour l’après-chute à moto, et pour limiter le risque en amont, les bons réflexes de sécurité ou la préparation d’un voyage à moto.
FAQQuestions fréquentes
Faut-il retirer le casque d’un motard accidenté ?
Non. Le casque maintient la tête, et le retirer peut aggraver une lésion des vertèbres du cou. On se contente de relever la visière pour parler au blessé et vérifier qu’il respire. Seule exception : une victime qui ne respire plus. Le casque doit alors être retiré pour la réanimation, à deux sauveteurs qui savent le faire.
Quel numéro appeler en cas d’accident de moto ?
Le 15 joint le SAMU pour toute urgence médicale, le 18 les sapeurs-pompiers, qui interviennent aussi sur les accidents de la route, et le 112 est le numéro d’urgence européen. Peu importe lequel vous composez, les services se transfèrent l’appel. Les personnes sourdes ou malentendantes disposent du 114, joignable notamment par SMS.
Que faire si un motard accidenté est inconscient ?
Ne le déplacez pas et ne touchez pas au casque. Relevez la visière et regardez si la poitrine et le ventre se soulèvent. Appelez le 15 en précisant qu’il est inconscient et s’il respire : le médecin régulateur vous dira quoi faire. Couvrez-le et surveillez sa respiration jusqu’à l’arrivée des secours.
Peut-on déplacer un motard blessé ?
Seulement face à un danger vital immédiat impossible à écarter autrement, comme un départ de feu. Dans tous les autres cas, on laisse le blessé où il est, même au milieu de la route : c’est à vous de protéger la zone par le balisage. S’il veut se relever, demandez-lui calmement de rester allongé.
Quelle formation de premiers secours pour un motard ?
L’initiation aux gestes qui sauvent, d’environ 2 heures, donne les bases. Le PSC1, d’environ 7 heures, va plus loin et se passe auprès des associations agréées de sécurité civile ou des sapeurs-pompiers. Certaines moto-écoles, clubs et associations de motards proposent en plus des modules dédiés, avec le retrait du casque à deux.




